Situation particulière des patineurs
Selon le Code de la Route et à défaut de législation spécifique, les patineurs
circulant sur la voie publique sont des piétons, avec toutes les obligations mais aussi les avantages liés à ce statut.
Les patineurs sont soumis aux règles de circulation et aux obligations spécifiques des piétons.
Ils doivent :
- circuler sur les trottoirs ou emplacements prévus à leur intention, lorsque cela est possible;
- traverser la chaussée en tenant compte de la vitesse et de la distance des véhicules;
- utiliser les passages dits protégés pour traverser la chaussée, lorsqu'il en existe à moins de 50 mètres;
- respecter, le cas échéant, les feux de signalisation ou les indications de l'agent chargé de la circulation.
- Ils ont aussi l'interdiction d'emprunter les autoroutes et les voies express.
Toute infraction à ces règles est passible d'une amende de... 4 euros
Remarques :
1. le Code de la Route ne prévoit aucune peine de confiscation pour ces infractions;
2. l'arrêt de la Cour de Cassation du 7 février 2001 n'autorise en aucun cas les patineurs à circuler sur la chaussée : le Code de la Route
applicable depuis le 1er juin 2001 considère toujours les patineurs comme des piétons et continue donc de les obliger à circuler sur les trottoirs.
Ils bénéficient aussi des avantages de ce statut.
Outre le caractère peu contraignant de la loi à leur égard et la modicité des amendes encourues, ce statut de piéton présente deux avantages.
- En vertu du principe que le plus fort doit protéger le plus faible, un piéton est considéré comme victime dans presque tous les cas d'accident impliquant
un véhicule motorisé : il a donc droit à l'indemnisation de ses dommages corporels, ce droit ne l'exonérant pas pour autant de toute responsabilité, civile ou
pénale.
A noter qu'un piéton traversant la chaussée conformément aux règles du Code de la Route est
prioritaire et qu'un automobiliste a l'obligation de maintenir une distance de 1,5 m (1 m en agglomération) avec l'usager non-motorisé qu'il entreprend de
dépasser.
- A la différence des conducteurs de véhicules motorisés, les patineurs circulant sur la voie publique n'ont pas d'obligation spécifique d'assurance et, bien qu'il vaille
mieux le vérifier auprès de son assureur, ils sont le plus souvent couverts par le contrat souscrit pour leur logement et les accidents domestiques.
Signalons toutefois qu'un patineur n'a pas réellement intérêt à ne pas être assuré, encore moins à se faire renverser par une voiture, même en
sachant que ses frais d'hospitalisation, de fauteuil roulant ou d'obsèques seront à la charge de l'automobiliste.
Les randonnées relèvent d'un régime spécifique.
En particulier lorsqu'elles rassemblent plus de 20 patineurs, les randonnées sont juridiquement des manifestations sur la voie publique et tendent à
se voir appliquer le régime des manifestations sportives. A ce titre, elles sont soumises à une obligation de déclaration et peuvent en certains cas
bénéficier de conditions de circulation privilégiées.
Ainsi les randonnées organisées à Paris le vendredi soir et le dimanche après-midi
relèvent-elles d'un arrêté préfectoral particulier qui oblige les patineurs
à circuler sur la chaussée et leur accorde une priorité exceptionnelle sur les autres usagers.
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